« De coloribus mundi » ou comment j’ai retrouvé l’inspiration…

Hellooooo I’m BACK!!!

Bon je l’admets, je suis peut-être un tout petit peu sur-excitée là… Mais vous comprenez, j’ai de bonnes raisons! Je vous le donne en mille: je vais enfin recommencer à publier sur le blog et je commence à retrouver l’inspiration. En fait les deux sont liés. Non je n’ai pas retrouvé l’inspiration parce-que j’ai eu envie de reprendre le blog en main… J’ai envie de reprendre le blog en main parce-que je commence à comprendre ce pourquoi j’étais bloquée, ce pourquoi je n’arrivais plus à écrire. Il y a plusieurs raisons en fait et je ne sais pas trop dans quel ordre les énoncer… Allez on va faire ça comme dans une dissert’ (c’est un peu tout ce que j’ai fait cette semaine des disserts donc je suis échauffée ahah): du plus simple au plus complexe. C’est parti!

La première raison est en rapport avec la nouvelle orientation qu’a pris le blog. Celles qui sont là depuis un moment savent que jusqu’à l’année dernière nous étions deux sur ce blog et que mon acolyte Julie et moi avons chacune pris notre envole avec notre propre projet. (D’ailleurs le blog de Julie déchire! Je vous le recommande de tout mon cœur si par je ne sais quel hasard étrange certaines d’entre vous ne sont pas encore abonnées: il suffit de cliquer ICI pour aller lire ses super articles). J’ai voulu faire de mon blog un endroit où je pourrais vous parler de mes centres d’intérêts et puis, j’ai sûrement un peu flippé. Ça va certainement vous paraître un peu bête de ma part, parce-qu’au final, si on ne peut pas s’exprimer sur son propre blog c’est vraiment le monde à l’envers, mais j’ai eu peur que ce dont je voulais parler n’intéresse personne, parce-que ce sont des trucs « d’intello » comme on dit. C’est un peu difficile de penser autrement quand on se l’est déjà entendu dire, mais au fond l’important c’est ce que l’on pense de soi-même et pas ce que les autres disent.  Bref, de toutes c’est sûrement la raison la plus irrationnelle que j’ai pu avoir et il est hors de question que je continue de penser ça. Je dois juste me donner à fond pour vous proposer les articles les plus géniaux possibles, ce que j’ai l’intention de faire à partir de maintenant. Je vais enfin m’autoriser à vous laisser découvrir qui je suis ^^ (C’est un peu grâce à Simone de Beauvoir si j’ai compris que c’est pas grave d’être un peu une intello, merci Simone. 

Bon d’accord, c’est un peu violent mais c’est un peu vrai aussi…)

À l’origine de la deuxième raison pour laquelle j’ai trouvé cela très dur d’écrire dernièrement, se trouve mon rapport à la philo. Ça c’est typiquement le genre de phrase qui pourrait vous faire penser que je suis une « intello », mais j’ai envie de vous expliquer, on ne sait jamais peut-être que quelqu’un d’autre se pose ce genre de question et que ma réponse les aidera, vous aidera. En fait, tout commence l’année dernière. J’étais dans une filière où je ne m’épanouissais pas du tout et où je ne me sentais vraiment pas utile et à ma place: la prépa HEC. Sur plein d’aspects je me rends compte aujourd’hui que c’était génial et que ça m’a apporté énormément de choses mais à l’époque je me sentais vraiment comme un poisson hors de l’eau à suivre des cours qui ne me plaisaient pas… à part le cours de philo. C’était vraiment LE cours où j’avais l’impression d’apprendre les choses les plus utiles, les plus passionnantes et des choses que je pouvais vraiment mettre en pratique dans ma vie. La philo était comme mon bol d’air et la source à laquelle j’allais puiser toute mes certitudes l’année dernière. C’est grâce à cette matière notamment que j’ai trouvé le courage de changer de filière et d’aller en prépa littéraire. Mais ça il me semble que je vous l’ai déjà raconté. Cette année en revanche, la philo est une des matières qui m’a le moins inspirée et où j’ai eu l’impression de trouver le moins de vérités, en comparaison de toutes ces nouvelles matières où j’ai appris tant de choses nouvelles. En fait, la philo, c’était vraiment déroutant cette année parce-que j’ai pris conscience, et cette idée a plongé ses racines très profond dans ma tête, qu’aucun philosophe n’a trouvé et ne trouvera jamais la Vérité. Ils trouvent tous des systèmes de vérités qui fonctionnent plus ou moins bien mais auxquels on peut toujours trouver des failles, que l’on pourrait éternellement remettre en question. C’est amusant, je viens de me rendre compte que c’est exactement le sujet de dissertation sur lequel on est tombés au concours blanc il y a quelques jours « Peut-on douter de la raison? ». Ben cette année ma réponse était  » Oui carrément, elle est incapable de nous donner des réponses définitives et sures ». Mais depuis j’ai fini la dissertation… J’ai compris que douter de la raison et de la philo c’était prendre le risque de penser comme Socrate: « Tout ce que je sais c’est que je ne sais rien ». Vous comprenez qu’en pensant comme ça, je ne pouvais pas écrire. Je pensais n’avoir aucune légitimité pour vous parler de quoi que ce soit, puisque ça n’aurait jamais été quelque-chose de certain, de vrai, d’absolu, puisque ces choses ne sont pas à la portée de l’humain. Oui, c’est un peu désespérant :P. Mais douter de nos certitudes, et ne pas en avoir, ça nous laisse la possibilité de croire à quelque-chose. Et croire (je n’inclus pas dans ce mot que la croyance religieuse, on peut croire à la liberté, à la morale, à la raison, à la Nature, au Beau, à n’importe quoi et n’importe qui) c’est terrifiant parce-que ça demande de se faire confiance et de croire en soi-même mais c’est aussi le seul moyen de pas arrêter de chercher la vérité. En effet, quel est l’intérêt de la chercher si l’on sait, si l’on est certain qu’elle est impossible à atteindre? En revanche si on se laisse une marge d’espoir, là tout est possible. Je vais donc pouvoir recommencer à écrire, des choses certainement très fausses, mais des choses auxquelles je crois. Je vais m’autoriser à croire, sans savoir, sans être sure de ce que j’avance. Et au fond je crois j’ai bien plus envie de faire ça que de me limiter à vous partager les mots des autres parce-qu’eux ont déjà pris le risque d’écrire et que je n’ose pas moi-même… Donc je vous invite à toujours douter de ce que je pourrai écrire, et à ne rien prendre de ce que je dirai pour une certitude mais plutôt à vous appuyer dessus, si ça vous semble utile, pour avancer dans la recherche de votre vérité.

La troisième et dernière raison, je l’ai comprise hier. Et oui… En plus, ça fait tellement longtemps que j’aurais dû comprendre ça que j’ai eu comme un choc quand ça m’a frappé. C’est quelque-chose d’évident qui sommeillait en moi depuis très longtemps et je ne comprends pas comment j’ai fait pour ne pas comprendre ça plus tôt, je le sais depuis toujours mais j’avais besoin d’en prendre conscience on dirait… Depuis toujours j’ai voulu écrire, dessiner, créer, en somme, et jamais je ne m’en suis sentie capable, c’est comme si j’étais bloquée par quelque-chose, comme si mon imagination était vide et que rien ne pouvait en sortir. Comme si je n’avais rien à dire (petite précision: je conjugue mes verbes au passé mais je n’ai pas encore confirmé ma théorie par un essai de création, et je crois que même si j’ai pris conscience de ce qui me retenait ça va prendre du temps avant d’en venir à bout et d’entraîner mon esprit à penser autrement qu’il l’a toujours fait…).  Là j’en viens au moment où je suis censée vous expliquer pourquoi mais j’ai du mal à le formuler… Une chose à laquelle je crois fermement, c’est qu’on est le résultat de tous les gens qu’on a rencontrés, des expériences qu’on a faites, des livres qu’on a lus, des films qu’on a vus etc, comme si on était en fait une grosse boule de pâte à modeler et qu’à chaque nouvelle expérience, quelqu’un appuyait en un endroit de la pâte à modeler pour lui donner une certaine forme et ce jusqu’à la fin de notre vie. À cause des choses qui m’ont modelée quand j’étais petite/jeune (les films Disney, mes expériences à l’école et Glee aussi), je me suis toujours efforcée d’accepter tout le monde, je voulais vraiment être une personne sur qui tout le monde pourrait compter et qui ne jugeais personne, ni pour leur apparence, ni pour leur personnalité, ni pour leur origine, pour rien au monde. Je pense y être arrivée…,mais de la mauvaise façon. Je me suis convaincue de penser que « tout le monde est pareil, au fond ». Et tout a perdu ses couleurs. Dans mon esprit le monde s’est uniformisé, tout le monde à égalité, mais il s’est aussi aseptisé. J’espère que j’arrive à me faire comprendre… Quand j’étais tentée de juger quelqu’un, mon esprit se disait « Il/elle est différent/e? Et alors? C’est pas grave. » Alors que j’aurais dû me dire « C’est génial! ». Il faut des couleurs pour créer des images, on peut rien faire d’autre avec une seule teinte de gris qu’une surface grise et ennuyeuse. Les gens ont de la personnalité et en fait c’est génial. Ce n’est pas grave de remarquer que le monsieur à côté de soi dans le train est mal coiffé, ou que la dame qui fait ses courses a l’air aigrie. Je n’aurais pas dû effacer de mon esprit les spécificités des gens, ces spécificités qui sont parfois risibles, parfois magnifiques et parfois les deux. Ces spécificités donnent de la dimension aux gens et le fait d’avoir voulu les effacer pour les accepter tels qu’ils sont m’a aussi privée de mon imagination. En comprenant ça j’ai fait d’une pierre deux coups: j’ai compris que je ne doit pas accepter les gens « en dépit » de leurs spécificités mais « avec » voire « grâce à » ces spécificités et qu’il existe des personnages de roman, de film etc qui sont aussi parfois ridicules, parfois méprisables mais il faut accepter de les juger un peu au départ pour pouvoir les accepter et apprécier leur évolution, pour avoir envie de les faire évoluer. Bref, je ne suis pas sûre d’avoir été très claire mais ce que je voulais dire c’est que je ne dois pas fermer les yeux mais les ouvrir très grands et autoriser mon imagination à fuser, à peindre les gens de toutes les couleurs. Mais au fait, je ne vous ai même pas dit comment cette révélation m’était apparue! À un moment pendant la dissertation de philo (encore elle), j’ai levé les yeux de ma copie et j’ai vu une fille de ma classe manger une framboise, de manière très délicate, un peu précieuse et je me suis dit qu’elle ressemblait à Emma Bovary… Ne me demandez pas pourquoi, je n’en ai aucune idée 😛 Puis j’ai regardé un peu tout le monde et j’ai vu combien on était tous différents, ça m’a tout simplement sauté aux yeux. J’étais face à toutes ces couleurs comme si je les voyais pour la toute première fois. Et c’était pas mal de retrouver la vue…

Voilà, vous voyez, il m’a fallu un an mais je crois avoir compris et débloqué pas mal de trucs qui m’empêchaient de créer, qui m’empêchaient d’être inspirée. J’espère que cet article aidera un jour quelqu’un sur cette planète qui a les mêmes problèmes d’inspiration. Je vous tiendrai au courant de mes progrès et qui sait, je partagerai peut-être le fruit de mes tentatives ici avec vous! Je suis heureuse de vous retrouver et d’ouvrir cette nouvelle ère (bon là t’en fais peut-être un peu trop Maurine :P) avec un genre d’ode à l’inspiration… Au fond, c’est là tout le sujet de ce blog.

À très bientôt,

Maurine ❤

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