30 DWC | Jour 3: Retour sur cette année

Bonjour à tous!

Aujourd’hui, je voudrais revenir sur cette année, les bons moments et les mauvais et voir ce qui en reste finalement. Je vais aussi en profiter pour donner quelques conseils sur la prépa: si mon expérience peut aider alors so be it! ^^

Pour bien comprendre comment j’ai vécu cette année, il me semble utile de vous expliquer dans quel état d’esprit je l’ai abordée. Alors, à la fin de l’année de terminale, nombreux sont ceux qui sont impatients de quitter le lycée, d’entrer dans la vie d’adulte et d’enfin faire des études qui les intéressent vraiment. Ce n’était pas du tout mon cas: j’adorais mon lycée, j’avais l’impression qu’après le lycée, le « moi » que j’étais allait disparaître, j’avais peur de grandir et de changer, de perdre de vue l’enfant que j’étais et que j’espérais rester et enfin, je n’étais pas du tout enthousiasmée par les études que j’avais choisies ( prépa ECS, communément appelée prépa HEC ) par sécurité et manque de courage pour faire ce que mon cœur me disait de faire… Mais ne vous inquiétez pas, j’ai trouvé ce courage au cours de l’année et j’ai décidé d’enfin suivre ma voie, ce qui signifie que j’ai changé de filière et que l’an prochain je ferai une prépa littéraire dont je vous reparlerai surement dans un an! 😉

J’avais donc décidé que je ferais de mon mieux, de bien travailler comme je l’avais toujours fait, même si le cœur n’y était pas. Mais cette année est loin d’avoir été aussi horrible que je me l’étais imaginé. Laissez moi vous raconter et vous permettre (surtout à ceux ou celles qui voudraient s’orienter en prépa) de profiter des erreurs que j’ai faites. Let’s go!

Le jour de la rentrée s’est bien passé mais comme dit, j’étais vraiment détachée de ce qui se passait. L’année a commencé doucement et je me laissais flotter, tout en travaillant autant que je pensais en avoir besoin. Je me rappelle m’être dit au début de l’année (et maintenant, cela me fait sourire) que ce n’était pas si difficile à ce qu’on m’avait raconté… Erreur n°1! Je vous conseil de travailler dur tout de suite, dès le début pour bien fixer les bases et les cours « faciles ». Ce sera beaucoup plus facile de suivre quand le rythme commencera à s’accélérer.

Moi qui n’avais jamais changé d’école, on aurait pu s’attendre à ce que j’ai du mal à m’adapter dans ma classe, surtout que je croyais que tous ceux qui faisaient ces études seraient des petits prétentieux, avides d’argent: Erreur n°2! Je me suis fait de supers amis et je me suis rendu compte seulement tard dans l’année, ce que je regrette fortement, que j’aurais pu être bien plus proche de certaines personnes avec qui je n’avais pas l’habitude de parler. Je vous le dit, vos camarades de classe seront vos meilleurs alliés (je sais que dans certaines prépa trèèès prestigieuse, l’ambiance est un peu plus concurrentielle mais il ne vaut mieux pas rentrer dans ce jeu et se soutenir). En prépa, on vit tous la même chose. Certains y arrivent mieux que d’autres, parce-qu’ils travaillent plus, ou sont tout simplement doués, mais le DS de maths du samedi matin saoule tout le monde et on sait tous ce que c’est que d’avoir le trac avant de passer une colle ou d’être en galère parce qu’on a pas fini une dissertation de philo la veille de la colle, et des exemples comme ça j’en ai des dizaines! La prépa c’est difficile pour tout le monde et on se serrait tous les coudes. Le gros point fort de cette année, ce sont les gens géniaux que j’ai rencontrés, professeurs et élèves et que je n’oublierai jamais.

Cette année, je suis bien entendu passée par des crises de nerfs, des déceptions, et des périodes de grande fatigue, physique et nerveuse. Je dois l’avouer, comme je n’étais pas très impliquée, je n’étais pas toujours très consciencieuse et je me retrouvais parfois à faire mes devoirs à la dernière minute, jusqu’à une heure du matin ou à devoir me lever à trois heures pour les finir. En plus j’avais pris la décision de rentrer à la maison tous les soirs (1h15 de transports: bus, train, voiture): Erreur n°3! Je ne ferai plus l’erreur de négliger mon sommeil l’an prochain, parce qu’être fatigué comme ça, ça vous empêche de vous concentrer, et ça vous empêche de supporter la pression aussi bien que si vous étiez reposé. D’ailleurs mes pétages de câbles arrivaient la plupart du temps quand j’étais fatiguée :P. Ce qui m’a permis de tenir, ce sont les gens sur qui je pouvais compter et les moments que je passais chaque semaine avec mon chéri, pendant lesquels je pensais complètement à autre-chose. J’ai beaucoup de chance parce-qu’il m’a énormément soutenue cette année et il arrivait toujours à me rappeler qui j’étais et de quoi j’étais capable quand j’en avais besoin. Se sentir soutenu par sa famille, un ami, son ou sa chéri(e), c’est indispensable pour réussir à reprendre son souffle quand on se noie dans le travail! Quoique, par rapport à certains de mes camarades, je ne puisse pas dire que j’ai dépassé mes limites continuellement: Erreur n°4! Même si ça demande beaucoup d’effort, j’ai compris qu’il vaut mieux donner tout ce qu’on a parce-qu’un échec qui n’est pas dû à un manque de travail est moins dur à encaisser…

Mis à part le fardeau et la prison que représentaient pour moi mes études (bien qu’avec du recul, j’ai beaucoup appris et que je ne regrette pas du tout cette année), tout m’a souri dans la vie: j’ai beaucoup progressé en chant, je me suis rapprochée encore plus de mon amoureux, j’ai été prise dans un groupe pour participer à un projet musical grâce auquel je m’éclate et je progresse etc. Les meilleurs moments que j’ai passés cette année ont été avec mes amis, moments trop rares que j’essayerai d’un peu multiplier l’an prochain, et les moments où je me suis sentie inspirée (principalement en cours de philo, je dois dire). Et voici mon dernier et un des plus importants conseils, je crois: rester inspiré(e). On a vite fait de devenir un robot qui travaille et qui dort et à plusieurs reprises cette année, j’ai eu l’impression de ne pas évoluer, de ne rien apprendre, de ne rien découvrir de nouveau, de ne plus être inspirée. Et c’est très démoralisant comme sentiment. Mais dans ces moments là, il suffit de prendre un cahier, de le garder toujours sur soi et de ne plus balayer les pensées que l’on considère comme inutiles mais de les y consigner, de prendre le temps de réfléchir sur soi, sa vie, ce qu’on fait et pourquoi on le fait.

Finalement, cette année a été une belle année, pleine de nouvelles expériences à travers lesquelles j’ai beaucoup appris sur moi même et qui m’a permis de faire des choix que je n’aurais pas osé faire sinon, ce à quoi je ne m’attendais pas et pourtant! Quitter mes amies, et même le lycée où j’étais le dernier jour de cours a été difficile et je suis vraiment contente d’avoir vécu ça. Finalement, où qu’on aille, on peut toujours trouver quelque-chose à apprendre et tout ce que nous entreprenons même pour les mauvaises raisons, même à contre-cœur, fait partie de nous et nous fait grandir.

« Si vous profitez de chaque situation que la vie vous offre pour grandir spirituellement, aucune situation ne sera vraiment mauvaise. » – Paul Brunton

Plein de bisous tout le monde! Si vous avez des questions sur la prépa ou le supérieur en général, n’ hésitez pas, cela me ferai plaisir de vous aider!

Maurine ❤

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